Lycée Elie Faure

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A la découverte du musée des Beaux arts de Bordeaux

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         Comme chaque année plusieurs classes découvrenet les différents musée de Bordeaux . Cette année, par exemple, la classe de seconde 1 visite le musée des beaux arts  et rencontre les professionnels de cette institution culturelle, la classe de TL1 visite le CAPC

Une visite au musée : les mystères du musée

Lena de la classe de seconde 1 nous propose de découvrir les mystères du musée : 

Dans le cadre du projet « En quête d’Art », la classe de seconde 1, accompagnée par son professeur d’histoire géographie, est allée visiter le musée des Beaux-Arts de Bordeaux, le vendredi 25 Novembre 2016. Nous avons découvert le musée grâce à un parcours chronologique et un questionnaire, afin d’enrichir notre culture. Tout d’abord, nous ferons une présentation du musée. Puis, nous exposerons les différents tableaux à travers le parcours chronologique. Enfin, nous comparerons deux tableaux du port de Bordeaux.

Le musée des Beaux-Arts de Bordeaux est un musée d’art fondé en 1801 et ouvert au public en 1881. Il est principalement constitué d’une collection de peintures allant du XVème au XXème siècle. Il possède également des collections de sculptures et d’arts graphiques. Ce musée est constitué en deux lieux séparés : le musée des beaux-Arts, cours d’Albret et la galerie des Beaux-Arts, place du Colonel Raynal. La création officielle du musée de Bordeaux en 1801 est marquée par l’arrêté Chaptal. Celui-ci prévoit la répartition, dans quinze villes de province, d’œuvres issues des collections du Museum Central. À Bordeaux, la municipalité confie la création du musée à Pierre Lacour père, un peintre et professeur de dessin, membre de la Société des Sciences. La galerie des Beaux-Arts, quant à elle, sera prête en mars 1939.

 

Dans un premier temps, nous nous sommes dirigés dans la première salle. À l’intérieur de celle-ci se trouvent les tableaux datant de la Renaissance. C’est à cette époque qu’apparaît l’utilisation des jeux de lumières comme nous avons pu le constater au travers du tableau de Jacopo Negretti, dit Palma Le Vieux, Portrait d’un homme tenant une lettre et un gant (1515). Dans ce tableau, le peintre joue avec les couleurs en représentant une lettre en blanc dans un tableau sombre. Dans le tableau de Tiziano Vecellio, dit Titien, Tarquin et Lucrèce (570-1571), le peintre a représenté une partie avec des couleurs claires qui symbolisent le bien, une autre avec des couleurs sombres pour le mal

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Nous avons continué la visite en nous dirigeant vers la salle sept. Dans cet espace, se trouvent les tableaux datant du XVIIIème  siècle. Nous avons pu découvrir un tableau représentant les quais de Bordeaux au XVIIIème siècle, réalisé par Pierre Lacour, Vue d'une partie du port et des quais de Bordeaux dits des Chartrons et de Bacalan (1804). Dans ce tableau, les détails sont très nombreux. Nous pouvons différencier deux classes sociales, d’un côté la bourgeoisie et de l’autre la classe populaire (présence des ouvriers et des marchands).

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Pour continuer, nous avons traversé le jardin du musée afin de rejoindre l’autre partie, la galerie des Beaux-Arts. Dans la première salle, nous avons pu voir deux œuvres d’Eugène Delacroix : La Grèce sur les ruines de Missolonghi (1826) et La Chasse aux lions (1854). Ces deux tableaux appartiennent au mouvement romantique. Le tableau La Grèce sur les ruines de Missolonghi possède une allégorie de la Grèce, la femme, positionnée au premier plan. Les tenues vestimentaires des personnages (sarouels, couleurs vives…) et la présence des lions dans le tableau La Chasse aux lions montre que le peintre s’intéresse au climat oriental. De nos jours, il ne reste que la moitié du tableau car en 1870, l’autre partie a brûlé lors d’un incendie au musée.Afficher l'image d'origine

 

Pour finir, nous nous sommes dirigés dans la dernière pièce de musée afin de découvrir des œuvres du XXème siècle. Nous avons pu découvrir le cubisme. Ce mouvement introduit la fragmentation dans les œuvres d’art comme nous avons pu le voir dans le tableau d’André Lhote, l’un des représentants de ce mouvement, Baigneuses (1917). Cette œuvre  peut nous faire penser au célèbre tableau de Picasso, Les Demoiselles D’Avignon. Par la suite,  nous sommes allés voir plusieurs tableaux d’Albert Marquet. Ce dernier peint depuis sa fenêtre des paysages marins grâce à l’utilisation de la peinture à l’huile. Le musée des Beaux-Arts comporte 122 œuvres de ce peintre. Pour conclure notre visite, nous nous sommes dirigés vers un tableau de Picasso, Olga lisant, (1920). Ce tableau est une représentation de sa première femme

.Afficher l'image d'originehttp://collections-musees.bordeaux.fr/ow4/mba/images/vig-002-049-370.JPG


Cette visite nous a permis de découvrir, à travers les siècles, les différentes œuvres qui ont marqué les époques ainsi que les différents mouvements artistiques. Pour ma part, j’ai trouvé cette visite intéressante de plus, c’était la première fois que je visitais le musée des Beaux-Arts de Bordeaux.

Choix de tableaux des XVe, XVIe et XVIIe siècles

Tout d'abord, avant de voir le principal sujet de notre visite, nous avons eu quelques présentations de tableaux antérieurs au mouvement du romantisme.

Vierge de Pitié d'Hans CLOT (1469)

    C'est une peinture à l'huile sur bois. Le petit carré entre les deux saints de droite prouve que sous cette peinture se cache un autre tableau. Cette composition en frise représente la vierge tenant sur ses genoux Jésus inanimé, entourée de saints alignés les uns à côté des autres. Les personnages sont disproportionnés, rigides et ils n'échangent pas de regards. C'est un tableau figé. 

La Vierge entre St Jérôme et St Augustin de Le Pérugin (XVI° siècle) 

   C'est une peinture à l'huile sur toile de Le Pérugin, peintre du maître Raphaël. Ce tableau, datant de la Renaissance, avec une composition symétrique, présente, au centre, la Vierge avec Jésus enfant, entourés d'un saint de chaque côté. Au-dessus d'eux, se trouvent de chaque côté, deux anges surmontés d'un chérubin. Considérée comme une reine sur un trône, la Vierge est idéalisée. La composition en forme de pyramide, dont le sommet est le haut de la niche, donne de la profondeur au personnage. On peut voir aussi un jeu de lumière avec l'ombre de Marie dans la niche. Le peintre a su représenter la perspective et la profondeur mais ni le mouvement ni l'expression des personnages.  

Les quatre évangélistes de Arthur Wolffort (XVII° siècle) 

   Quatre personnages écrivent les évangiles devant une table : ce sont les évangélistes. Chacun est représenté par son symbole. Nous avons (de gauche à droite) : - St Marc avec un lion (ce dernier n'est pas très ressemblant, on dirait plutôt un chien, en effet le peintre n'avait jamais vu de lion). -St Mathieu avec l'ange - St Jean avec l'aigle -St Luc avec le bœuf   

Le Lion mort de Frans Snyders (XVII° siècle)

C'est une peinture à l'huile sur toile qui se réfère à la fable de La Fontaine. Les animaux sont symboliques: en effet, le lion représente la royauté, la force et le pouvoir. Ce tableau animalier délivre un message: les plus faibles peuvent vaincre les plus forts.

Le Martyre de Saint Georges de Rubens (vers 1615)

Cette peinture à l'huile sur toile du XVIIème siècle fait partie de l'art baroque. Ce tableau aux couleurs vives présente st Georges agenouillé, entouré d'un prêtre et de plusieurs soldats. Après avoir été dépouillé de son armure, le saint est sur le point d'être décapité. Comme beaucoup d'artistes, Rubens s'est inspiré de l'antiquité; comme nous le voyons avec la statue d'Apollon symbole de la beauté idéale ou encore le dos musclé du bourreau.

Léandre et Héro de JJ Taillasson (1798)

Cette peinture à l'huile sur toile, réalisée sur un grand format fait partie de la période néo-classique. Ce tableau présente une scène mythologique où la prêtresse, Léandre, découvre sur la plage le corps inanimé de son amant Héro. Le ciel de tempête avec une dominance de gris renforce le côté dramatique du tableau.

Le Port de Bordeaux de Pierre Lacour (1804-1806)

Cette peinture à l'huile sur toile composée sur un grand format représente le port de Bordeaux et le quai des Chartrons au début du XIXème siècle. Pour ce paysage urbain d'une grande précision, Pierre Lacour, peintre bordelais du néo-classicisme, a réalisé plus de deux cents croquis préparatoires. Au travers de cette scène réaliste, le peintre nous présente la société de son époque où toutes les classes sociales sont représentées: négociants, nobles, bourgeois, ouvriers mendiants....Il faut savoir que le peintre s'est représenté lui-même dans la toile ainsi que son fils. Au travers de l'architecture des façades et des nombreux bateaux, nous pouvons constater que le port d'affaires de Bordeaux, lieu de rencontre, connaissait une période prospère.

Delacroix la chasse aux lions

La chasse aux lions d'Eugène DELACROIX (1855)

Eugène Delacroix commence ce tableau en 1854 et le termine en 1855 (dates inscrites sur un cartel) pour l'Exposition Universelle de Paris. Nous le savons grâce à son journal intime. Sur les conseils de son ami Adrien Dauzats, il présente sa toile au salon de la peinture à Bordeaux. Il faut savoir que le peintre aimait beaucoup cette ville. Il y a passé une partie de son enfance car son père, Charles Delacroix, a été préfet de Bordeaux pendant quelques années. Contrairement aux autres artistes, Delacroix n'est jamais allé en Italie. Après un voyage au Maroc, en 1832, Delacroix deviendra un peintre orientaliste et ramènera de ses voyages d'Orient de nombreux carnets de voyage. Il était fasciné par la lumière et par la beauté de ces paysages exotiques.

La Chasse aux lions est une peinture à l'huile sur toile, considérée comme un chef d'oeuvre de l'époque romantique. Pour réaliser ce tableau orientaliste, Delacroix s'est beaucoup inspiré de la chasse aux lions de Rubens. C’est une scène de chasse très violente où les personnages et les animaux sont blessés. Nous avons l'impression que les fauves dominent le combat alors que Delacroix voulait peindre une domination humaine. Il faut savoir que la partie supérieure du tableau n'existe plus: le cheval cabré, au centre, n'a plus de tête ni de cavalier et le paysage à l'arrière-plan n'apparaît pas. En fait, ce tableau a perdu un tiers de sa surface lors d'un incendie en 1870. Les proportions et l'anatomie des animaux sont respectés. En effet, Delacroix observait souvent les fauves au Jardin des Plantes. Le peintre a utilisé des couleurs chaudes de l'orient comme le rouge (couleur du sang), du jaune, du vert et du bleu pour renforcer la violence. À l'époque, Baudelaire a dit de ce tableau «c'est une explosion de couleurs». Il existe des copies de cette peinture car ce tableau était souvent pris comme modèle par des élèves. Mais avec l'incendie et l'utilisation du bitume (pour faire du marron), la peinture s'est ternie. Lors de la présentation de ce tableau, les visiteurs ont été fascinés par le côté orientaliste de l'oeuvre (champ lexical de l'Orient avec les sarouels et les sabres) mais ont critiqué la technique de Delacroix: en effet, le peintre a laissé des coups de pinceau pour jouer avec la matière C'est une technique toute nouvelle car jusqu'à présent les artistes lissaient leur peinture. Les lignes de composition sont des courbes pour créer le mouvement. Les personnages et les animaux sont imbriqués les uns dans les autres tout en tournoyant.

À l'époque romantique, les artistes peignent des sujets d'actualité mais aussi la souffrance, le drame et la mort.

Enfin, Mme Beccia nous a présenté des tableaux postérieurs au romantisme. Ces œuvres du XIXème siècle font partie du réalisme.

le réalisme

Les Héritiers de Jean-Eugène Buland (1887)

Cette peinture à l'huile sur toile est réalisée sur un grand format. Cette scène réaliste présente des héritiers qui attendent un testament. Comme Maupassant, Buland représentait des scènes de la vie quotidienne et laissait au spectateur la liberté de les interpréter. C'est un tableau terne composé d'une trame orthogonale. A l'époque, Jean-Eugène Buland était considéré comme un peintre de second ordre, esclave de la photographie. Ce tableau fait partie du vérisme.

Prisonniers marocains de Benjamin Constant (1875)

Au travers de ce tableau orientaliste et réaliste, le peintre dénonce les mauvais traitements infligés aux prisonniers marocains.

À l'époque réaliste, les peintres représentaient la réalité sans l'idéaliser.

Mes impressions

 Pour conclure, je pense que l'approche d'une œuvre est plus vivante au musée car il existe un véritable face à face: en effet, on peut se rendre compte de la technique (coups de pinceau), de la composition rigoureuse, de la précision des détails d'un tableau surtout sur un grand format. J'ai constaté l'évolution des techniques (perspective, mouvement, expression des sentiments...) au fil des courants picturaux (romantisme, néo-classicisme, réalisme...). Cette sortie était pour moi une première, car je ne suis jamais allée au musée.  

ZAMPIERON Emma    2nde16

la classe de 2de 16 au musée

La classe de seconde 16 au musée

Le 12 novembre 2015, la classe de seconde 16 accompagnée de leur professeur principal Mme Lassiaille et de leur professeur de français Mme Matarranz, sont allés visiter le Musée des Beaux-Arts de Bordeaux.

Le 12 novembre 2015, les élèves et les deux professeurs de seconde 16 du lycée Elie Faure se sont rendus au Musée des Beaux-Arts de Bordeaux. Ils ont bénéficié d'une visite animée par Mme Beccia.

Cette dernière a présenté quelques tableaux antérieurs au mouvement du romantisme, celui de Hans Clot, Vierge de Pitié (1469) et celui d'Arthur WOLFFORT, Les Quatre Evangélistes (XVIIème siècle). Au sujet de la Vierge de Pitié, Mme Beccia a expliqué que ce tableau, représentant la Vierge tenant Jesus inanimé dans ses bras, entourée de plusieurs saints, avait subi des analyses ayant révélé que sous cette peinture se trouvait une autre œuvre. C'est pourquoi on peut remarquer un petit carreau de couleurs différentes de celles utilisées pour l'oeuvre d'Hans CLOT.

Ensuite nous avons admiré un tableau romantique, La Chasse aux Lions d'Eugène DELACROIX (1855). Mme Beccia a expliqué pourquoi cette toile ne fait plus que deux tiers de sa taille d'origine. Ceci est dû à un incendie du Musée des Beaux-Arts de Bordeaux, lequel a fait perdre au musée plusieurs œuvres. Cet incident a aussi fait brûler un tiers de cette œuvre et l'a rendue plus foncée car la couleur marron était faite de goudron.

Puis elle nous a aussi montré un tableau appartenant au réalisme : Les Héritiers de Jean-Eugène BULAND (1887). Cette peinture reproduit une scène réaliste : plusieurs héritiers attendent la lecture d'un testament. Le peintre a représenté une anecdote de la vie sur un grand format, comme l'avait fait avant lui COURBET avec son tableau Un Enterrement à Ornans ou encore Maupassant avec ses différentes nouvelles. Mme Beccia a expliqué que Jean-Eugène Buland était considéré comme un peintre esclave de la photographie, comme nous pouvons le remarquer avec ce tableau. Nous voyons que l'artiste n'a représenté aucun mouvement, comme sur une simple photographie. Cette toile fait partie du vérisme, c'est-à-dire que le peintre était un partisan de l'école littéraire et artistique qui se donnait pour but la représentation réaliste de la vie quotidienne et des problèmes sociaux.

Cette visite au Musée des Beaux-Arts de Bordeaux a fait découvrir aux élèves plusieurs mouvements artistiques et leur a permis de faire une transition jusqu'au mouvement du réalisme, qu'ils étudient cette année.

Steeven MEIILAN (2°16)